Sourovikine : l'homme qu'il faut craindre
Publié le 11/10/2022
Lundi 10 octobre au matin, une pluie de bombardement s’est abattue sur les villes de Kiev, Lviv, Kharkiv, Ivano-Frankivsk, Ternopil, Khmelnitski, Jitomyr, Vinitsa, Kryvyï Rih, Zaporijia ou encore Odessa. Selon les autorités de défense Ukrainienne, 83 missiles ont été lancé par la Russie faisant état de onze morts et près de 90 blessés.
Les missiles russes ont particulièrement ciblé la ville Kyiv où plusieurs déflagrations ont été entendu dans les rues de la capitale. Les attaques ont notamment eu pour objectif de visé des infrastructures énergétiques, militaires et de communication a reconnu Vladimir Poutine lors d’une allocution se félicitant de l’opération menée. Outre les infrastructures, les civils était particulièrement visé, à savoir que depuis le début du conflit plusieurs milliers d’ukrainiens ont péri ces derniers mois avec les bombardements de Marioupol, Kharkiv ou Boutcha.
Les frappes qui ont eu lieu hier sont une réponse directe du Conseil de Défense du Kremlin réuni par Vladimir Poutine. Il est intervenu dans un contexte très tendu à la suite de l’explosion qui a partiellement détruit samedi le Pont de Crimée reliant la Russie au territoire annexé en 2014.
Par ailleurs après l’attaque du Pont de Crimée, le Président Vladimir Poutine a dans la foulé nommé Segueï Sourovikine à la tête du « groupement combiné de troupes dans la zone de l’opération militaire spéciale » a indiqué le Kremlin dans un communiqué. Cette nomination est le résultat d’une succession d’échecs sur le terrain par les forces armées russes. En effet depuis le début du conflit selon les estimations, l’armée russe aurait perdu près de 2500 km2 de territoire depuis la contre-offensive ukrainienne décidé cet été par Volodymyr Zelenski.
Mais qui est le commandant Sergueï Sourovikine ? Âgé de 55 ans il était le commandant du groupement militaires des forces armées dans le sud de l’Ukraine. Mais outre ces qualifications en Ukraine, Sergueï Sourovikine affiche des états de service sulfureux, vétéran de la seconde guerre de Tchétcgénie et de Syrie où il s’est illustré par sa brutalité, et ses violations aux droits de l’Homme par des bombardements de zones résidentielles et d’infrastructures civils. Cette nomination plaît à de hauts responsables comme le président Tchétchène Ramzan Kadyrov ou le Evguéni Prigojine, fondateur du groupe paramilitaire Wagner chargés notamment d’épauler l’armée syrienne dans sa guerre civile.
Avec cette nomination, le Kremlin nous annonce donc la couleur pour la suite du conflit opposant l’Ukraine et la Russie.